Arab Maghreb

Depuis son accession à l'indépendance, la Tunisie a œuvré à consacrer, à travers des prises de position clairement exprimées et la solidarité totale avec le peuple algérien, dans son combat pour l'indépendance, la dimension maghrébine de sa politique étrangère, tant au niveau officiel qu'à celui du Parti, le Néo-Destour  ayant pris part aux travaux du Congrès de Tanger en 1957, et à bien d'autres manifestations politiques qui avaient pour finalité la concrétisation du rêve d'unité et de solidarité qui berça des générations successives de maghrébins.
 Au cours de ces dernières années, les événements se sont précipités sur la scène internationale, à la suite de l'écroulement de l'ex-URSS, de l'émergence de l'Union Européenne en tant que puissance économique et politique, de la montée en puissance de l'économie chinoise, et de la multiplication des regroupements sous-régionaux et régionaux. C'est ce qui a incité les dirigeants des Etats maghrébins à se concerter et à coordonner leurs positions en vue de mettre au point des formules permettant de donner le jour à une unification graduelle des pays du Maghreb Arabe.
 Cette orientation a constitué l'une des priorités majeures de la Tunisie qui n'a cessé de contribuer, de manière efficace, au renforcement de cette option, en dépit des problèmes conjoncturels qui surgissent sur la scène maghrébine, et tout particulièrement concernant le problème du Sahara occidental.
 Au cours de ces dernières années, la Tunisie a entrepris, en concertation et en coordination avec les pays maghrébins frères, des démarches actives en vue de re-dynamiser le processus maghrébin, qui a marqué le pas pendant quelque temps, et d'impulser les structures et institutions de l'UMA, s'agissant d'un choix stratégique irréversible et d'un acquis historique à l'actif de l'ensemble des peuples de la région, pour la concrétisation de leurs aspirations à la complémentarité et à l'intégration, à l'abri des à-coups conjoncturels.

 

 Ainsi se sont tenues les assises des quatre commissions ministérielles maghrébines spécialisées pour procéder à l'évaluation des réalisations qui ont été accomplies dans leurs domaines respectifs, dans le cadre de l'action maghrébine commune, en vue de les adapter aux développements intervenus aux niveaux national, régional et international. Ces commissions ont formulé des propositions destinées à consacrer la relance des institutions et structures de l'UMA et à les promouvoir, afin de leur conférer davantage de souplesse, d'efficacité et de rentabilité.
 Le nouvel essor pris par l'UMA s'est également illustré au niveau du Conseil consultatif, de l'instance judiciaire, de l'Académie Maghrébine des Sciences et de l'Université Maghrébine. L'on s'attend en outre au démarrage des activités de la Banque Maghrébine d'Investissement et de Commerce Extérieur.
 La Tunisie continue de s'employer activement, en mettant à profit ses relations privilégiées avec tous ses partenaires maghrébins, à unifier les rangs maghrébins et à aplanir les difficultés qui se dressent sur le chemin de l'UMA.

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