Multilateral diplomacy

DIPLOMATIE MULTILATERALE ET ORGANISATIONS INTERNTIONALES
« Plus que jamais dans l’histoire de l’humanité, nous partageons undestin commun. Nous devons l’affronter ensemble. C’est la raisond’être de l’Organisation des Nations Unies. A travers les NationsUnies, nous agissons ensemble pour maintenir la paix, […] maîtriser les changements climatiques, […] faire reculer la pauvreté [et] faire desdroits de l’homme une réalité dans la vie de chaque être humain. » 

Kofi Annan

La Tunisie et les Nations Unies :

La Tunisie a rejoint l’Organisation des Nations Unies le 12 novembre 1956.

Partant de l’importance majeure qu’elle accorde aux Nations Unies en tant que cadre propice à l’action collective, elle a tenu à signifier, dès son indépendance, le 20 mars 1956, son attachement à la Charte des Nations Unies, au droit international et à la légalité internationale comme fondement de ses relations internationales, tout en soulignant la place que la diplomatie tunisienne accorde au multilatéralisme dans ses relations extérieures.

La Tunisie ne s’est jamais départie de ces principes qui ont marqué ses participations aux travaux du système onusien, leur imprégnant en outre ses dimensions arabo-musulmane, africaine et méditerranéenne et donnant à ces participations une résonance aussi bien internationale que régionale.

Dans ce contexte, la Tunisie, patrie de Carthage, terre de l’une des premières constitutions du monde, enrichie des apports de l’ère contemporaine et de plus de cinq décennies de construction et de développement, a toujours tenu à contribuer à la promotion des valeurs universelles nobles pour renforcer les relations, de la compréhension et de la solidarité entre les pays, les nations et les peuples du monde entier. Elle a également tenu depuis son adhésion à l’ONU participer activement et à se prononcer sur les principales questions à l’ordre du jour et à contribuer à l’élaboration des orientations et des décisions internationales en la matière.

La Tunisie participe régulièrement aux sessions annuelles de l’Assemblée Générale et aux conférences et réunions des autres organes et institutions de l’ONU. Elle a ainsi été élue à le Présidence de la 16ème session ordinaire l’Assemblée Générale en 1961-62, en la personne de feu Mongi Slim. Tout comme elle a obtenu le soutien unanime de l’Assemblée générale pour siéger, en qualité de Membre non permanent, au Conseil de sécurité en 1959-1960 , 1980-1981 et 2000-2001.

    La Tunisie a toujours soutenu les mouvements de libération du colonialisme partout dans le monde et a toujours eu des positions solidaires courageuses lors de la guerre de libération en Algérie et soutenu les mouvements de libération dans plusieurs pays du continent africain, en plus de son soutien indéfectible à la cause palestinienne, ce qui dénote de l’aspiration à la liberté et à l’émancipation enracinée chez le peuple tunisien.

    La Tunisie s'emploie à apporter sa contribution aux activités des Nations Unies à travers sa participation aux opérations de maintien de la paix onusiennes ou le lancement de plusieurs initiatives à l’instar du Fonds Mondial de Solidarité et la proclamation de l’année internationale du sport et de l’éducation physique et de l’année internationale de la jeunesse.

 

elle depuis son admission à diversifier ses activités, à exprimer, à chaque session annuelle, son point de vue concernant les questions les plus importantes et à contribuer à la définition des orientations qui sont prises dans ce cadre.

    La Tunisie prend une part active aux débats concernant les principales questions à l’ordre du jour de l'Assemblée Générale, dont la réforme du système onusien au sujet de laquelle elle a fait ressortir la nécessité de conférer à l'organisation l'efficacité voulue dans le traitement des questions les plus sensibles pour la majorité des peuples du monde, à savoir, entre autres, les questions du développement et de l'amélioration des conditions de vie des populations dans de nombreuses régions du monde.

    Elle a surtout insisté, dans ce contexte, sur la nécessité d'adopter des politiques cohérentes et coordonnées, tout en veillant à mobiliser les moyens financiers nécessaires à la réalisation des projets de développement parrainés par les Nations Unies, en accordant la priorité aux questions de développement compte tenu de l’interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement en matière de prévention des conflits, l’instauration de la paix et de la stabilité dans plusieurs régions du monde.

Sur un autre plan, la Tunisie s'est attachée à la nécessité de consolider le rôle de l'Assemblée Générale, à travers l'incitation des Etats membres à respecter ses résolutions et ses recommandations, et à y voir un cadre idoine pour le traitement de toute question d'importance particulière.

Au nombre des questions de réforme auxquelles continue de s'atteler l'Assemblée Générale, figure la réforme du Conseil de Sécurité. La Tunisie a fait ressortir la nécessité d'élargir la composition du Conseil de façon à satisfaire au principe de la répartition géographique équitable et à garantir la représentation des intérêts des pays en développement, notamment le continent africain qui demeure continent non représenté d’une manière permanent au sein de cet organe. Elle a également mis en relief la nécessité de conférer davantage de transparence aux méthodes d'action du Conseil et de limiter le recours au droit de veto.

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